Cela fait déjà 7 mois que les membres du Liber’Kar ont quitté le village de Kassack Nord au Sénégal, quelles sont les perspectives futures ?
Retour sur cette expérience de Solidarité internationale hors du Commun…
Cela fait déjà 7 mois que les membres du Liber’Kar ont quitté le village de Kassack Nord au Sénégal, quelles sont les perspectives futures ?
Retour sur cette expérience de Solidarité internationale hors du Commun…
! Voila donc une bonne nouvelle à l’approche des fêtes!
Le premier bilan réalisé par l’association NDA DIOUNGO :
Extrait
“Voila trois mois que projet liberkar est devenu une réalité. Après le départ du groupe de Liberk’ar nous avons continué à poursuivre les démarches administratives, cela a pris du temps mais enfin, tout est rentré dans l’ordre. Le Jumpy’car a commencé à travailler depuis le 24 septembre, date à laquelle, il a été immatriculé sous le numéro SL 3024 B et la carte grise nous été remise le 11 de ce mois. Pour une utilisation équitable du véhicule, une assemblée générale réunissant les populations, des professionnels du transport et des techniciens en maintenance mécanique pour la tarification des déplacements. Ainsi les différents tarifs pour les destinations les plus courantes se présentent comme suit : Richard Toll, Ross Béthio Saint Louis, Dagana, Dakar, Louga, quelques villages du Fouta, etc. Les tarifs restent très sociaux en tenant compte du pouvoir d’achat des usagers et surtout en respectant l’esprit du projet qui n’est pas de réaliser des bénéfices mais d’assister des populations qui se trouvent dans le besoin.
Il faut saluer la disponibilité du chauffeur qui de jour comme de nuit est au service des populations surtout que plus de 45 % des voyages se font le soir. Déjà, il a été enregistré deux accouchements en cours de route pour l’hôpital de Saint Louis. D’ailleurs, les populations ont décidé qu’à partir de ce jour, les quatre prochains garçons qui naîtront dans le jumpy, prendront chacun le nom d’un des membres de Liberk’ar. A ce jour, sur un total de 32 déplacements réalisés. Déjà, étant à sa 15ème évacuation sur Saint Louis, le JYMPY commence à être familier pour le personnel des urgences de l’Hôpital Régional Universitaire (HRU).”
Le mot du chef du village de KASSACK NORD:



“Au nom de tout le village, je remercie une fois de plus nos partenaires français en particulier l’équipe du Liberk’ar pour nous avoir apporté ce
véhicule presque neuf. Nous avons besoin d’un moyen de locomotion pour les transports sanitaires et sociaux car souvent les déplacements se font dans des conditions difficiles, les véhicules sont en nombre insuffisant dans le village et leur disponibilité n’est pas toujours assurée.
C’est déjà un problème de santé mais un problème de développement qui est réglé car le véhicule est disponible à tout instant de jour comme de nuit, et cela est un gain de temps. Je remercie de passage l’équipe qui gère car les tarifs sont raiment accessibles ce qui explique que les autres villages sollicitent des services du véhicule. Je reste convaincu que nous n’allons pas démériter ce geste de bienfaillance de nos amis français.”
Un petit témoignage d’une matrone (Kardiata GAYE)
“Je suis matrone dans ce dispensaire depuis plus de vingt ans et le principal souci pour mes collègue et moi, a été l’évacuation, lorsqu’il s’agissait transférer une malade au Centre médical de Richard Toll ou à l’Hôpital Régional Universitaire de Saint Louis. Aujourd’hui, cette situation difficile est dernière et une nouvelle ère s’ouvre avec l’arrivée du Jumpy car. Nous transférons nos malades sans difficulté, c’est-à-dire dans de meilleures conditions et à temps. Nous regrettons seulement que quelques des femmes accouchent en cours de route, ce qui peut affecter l’état du véhicule mais cela fait partie des réalités de notre travail. Nous remercions tous nos amis français ont participé à ce projet quelle qu’en soit la forme.”
C’est de l’aéroport International Léopold Sedar Senghor, que nos quatre aventuriers, ont pris l’avion à 6h du matin pour la France….
Les ailes de l’avion totalement déployées, les réacteurs à pleine puissance, ont permis un retour en quelques heures, bien loin des 6140 kilomètres de bitume et des 14 jours de traversée en Liber’Kar…
La tête dans les nuages, à 10 000 pieds… nous laisse parcourir nos souvenirs, nos émotions…
Un retour dans nos famille respective, un retour en Lorraine…
David ARIBI, Mathieu HYPOLYTE, Benoit GINESTE et Loïc CUMINETTI
C’est sur ce titre un brin accrocheur, que notre séjour à Dakar peut ce résumer… Cinq jours en enfer, cinq jours à s’en faire, cinq jours de Galère…
Le plan de notre visite dans la capitale en première abord, était pourtant si simple : « Lundi matin on passe à la douane, on dédouane le véhicule, et mardi, on est de retour à Kassack !! » Le problème c’est que les Kassakois nous ont revu que samedi…Mais que c’est il passé durant cette semaine ? Le véhicule est il au village, et surtout, est il en règle ?
Au Sénégal, le temps ne compte pas…Les secondes deviennent minutes et les minutes , heures, …le temps est comme tout bonnement stoppé ..
Notre séjour, peut se résumer à « Boulot, métro, dodo ». Chaque jour était comme un jour de travail : Quitte la maison de Tidiane à 7h30, passe chercher le Collègue Amadou sur notre route, toujours les mêmes bouchons à Libération 5 , arrivé sur les lieux de travail 8h30..Ces lieux variés, soit chez un Transitaire, personne qui prend en charge le dossier de dédouanement à des prix plus ou moins pas abordable, ou soit au ministère de la coopération, pour un éventuelle rendez – vous avec le Chef de Cabinet de Karim Wade, fils du Président de la République Sénégalaise, son Excellence Maitre Abdoulaye Wade… C’est sans pause et après des journées chargées d’attente, que nous finissions notre job d’été. Petit tour sur la corniche pour apprécier le paysage et la vue sur les Iles Madeleines, petite halte au monument de la renaissance africaine surplombant Dakar.
Retour à la maison, achat de nourriture ou restaurant, et dodo avec toujours dans la tête cette même et fichue réponse… «Ca sera fait demain ,Inch’Allah »
Après des heures de patience, de discutions, de négociation, ca y est ; on s’occupe enfin de notre cas au ministère… Business interne, signature et tampon du chef des douanes, nous mène à la prise en charge du véhicule pour son dédouanement, ca mise en circulation sur le sol sénégalais…
C’est donc après cinq jour que nos cinq travailleurs rompent leurs CDD « Contrat de dédouanement »…
Mardi, le véhicule sera au village… Inch’Allah…
L.C
Nuit trop courte et trop agitée à Louga. Pour éviter la pluie, nous avons quitté Kassack ce dimanche soir pour dormir chez un ami d’Amadou dans la ville natale de Abdou Diouf, ancien président du Sénégal… Réveil pluvieux, bah réveil quand même… Ramadan oblige et minarets à 50 mètres de notre lieu de résidence, c’est donc dans la délicatesse des prières, la finesse des haut-parleurs hurlant le début du jeun que toute l’équipe quitte l’appartement d’Abdoulaye. La chaussée humide et jonchée de trous nous accompagne jusqu’à Dakar… Taxi jaunes desquels émanent plus de gaz d’échappement que la nouvelle centrale nucléaire libanaise ; taxi brousses surchargés imitant la densité chinoise aux mètres carrés, camions et autres charrettes à cheval nous ouvrent, sous un ciel nuageux et chargé de CO2, la voie vers la capitale…
Dakar, signifie en Wolof «le Tamarinier ». La presqu’île du cap vert fut ainsi nommée au quinzième siècle par des marins portugais en raison de sa luxuriante végétation. Aujourd’hui, c’est une forêt de béton d’une grande densité…Les herbes folles d’antan ont laissé place à des tiges de fer qui poussent au sommet des immeubles inachevés …
Bouchons à Rufisque, voie de substitution à moitié inondée, nous prendrons la nouvelle autoroute qui dégorge cette ville de 3 millions d’habitants. Cette voie rapide est la première du Sénégal : qui dit première fois, dit un peu maladroit (moment de nostalgie pour vous blogueurs).
Journée dans la paperasse, journée qui agasse. A gauche à Droite, bureaux, cabinets, on sert des mains, on ferme les yeux, on tape des pieds, on grince des dents, on se tire les cheveux…bref après-midi d’attente, d’impatience. Dakar sous la pluie, vente de K-ways en inflation, humidité. Un seul brin de douceur dans ce K.O, la visite de notre ami Tidiane, Kassackois, vivant à Dakar, connu de tout le collectif grâce aux différents chantiers…
Nous passerons la nuit dans son appartement. Après quelques bouchons digérés et des milliers de particules de carbone ingérées, nous arrivons à bon port…C’est dans un climat gastrique mi figue-mi raisin avec des estomacs criant famine que nous dinerons dans une dibiterie…
Tels des athlètes du triple-saut esquivant flaques et boue, c’est du haut de ses 1m95 que notre tour de contrôle humaine nous guidera pour le chemin du retour…
L.C
Kassack-Nord, s’il vous plait? C’est simple, après le passage du fleuve Sénégal, allez tout droit sur 40 minutes, prenez la piste à droite et longez le Marigot sur 7 kilomètres.
Dans notre « routard », on nous avait prévenu de l’accueil chaleureux réservé par les habitants aux gens de passage ; Par contre on nous avait pas mis en garde quant à l’émotion des retrouvailles et au bonheur d’avoir enfin atteint notre but.
« Danses, chants, discours » rappellent les séjours précédents et nous retransforment tranquillement en Kassackois de souche. Toujours ce sentiment étrange de trouver tant de vie au milieu de ce petit rien : un village de 3 000 habitants entouré de rizières et plutôt isolé de tout. L’électricité peine à s’installer dans les foyers et l’eau commence seulement à couler au robinet. Mais ici la vie semble plus forte que ces misères matérielles et la population s’active pour ne pas laisser place au seul « Maitre Destin ».

Côté pratique, Nous séjournons dans la maison Galle Men (construite dans le cadre d’un projet d’Initiatives Solidarité Sénégal) : trônant au cœur du village, elle accueille habituellement les différentes associations locales (jeunes, femmes, organisations agricoles), des réunions et séminaires ainsi que des gens de passages. Notre peau de blanc ayant sans doute un goût doucement sucré et les moustiques faisant acte de discrimination sans vergogne, nous leur offrirons un repas facile même endormi sous nos moustiquaires.
A peine le sac à dos posé au coin de la chambre et la serviette de toilette étendue sur le fil à linge que nous devons redémarrer notre mécanique pour rejoindre la capitale Dakar et son administration : vous avez dit « autorisation de circulation sur le sol sénégalais » et « dédouanement du véhicule » ?
M.H.
6104 kilomètres…Traversée de frontière à Rosso…arrivée à Kassack-Nord (Sénégal): un périple qui se termine et l’aventure continue!
C’est sur ce mauvais jeu de mots que le Liber’Kar ose annoncer son arrivée sur le sol tant redouté de la Mauritanie. Stoppés dans notre élan par une frontière trop rapidement fermée pour cause de début de Ramadan, nous serons amenés à découvrir les joies de tout immigrant en zone de transit.
Loin de se retrouver parqués dans la « Jungle » de Calais, c’est sous une tente à la mode bédouine et sur des matelas gorgés d’humidité que l’on patientera jusqu’à l’ouverture. Dans cet endroit chaotique qui ressemble plus à une station essence abandonnée qu’à notre fameuse zone des trois frontières, on trouvera en plus des quelques animaux plus ou moins domestiqués (chats, chiens et autres ovinés), des gens impatients de retrouver leur pays, des « routards » de la côte ouest qui s’arrêteront au Niger ou en Guinée, un bus français en attente de papiers en règles…
Pour les gendarmes, policiers et douaniers, être muté dans ce coin du monde relève plutôt de la punition sadique que d’un choix assumé. Ils restent toutefois les seuls gardiens d’un bout de terre sans nom ni propriétaire : passé les quelques postes de Police marocains, c’est bien un no man’s land de 5 kms qui s’ouvre à nous. Comme deux gosses qui se tournent le dos en disant « c’est pas moi qui le ferai », le royaume Marocain et la démocratie islamique Mauritanienne vous laissent traverser un bout de désert sans bitume…
Zone de non-droit détaxé pas aussi doré que le « Duty free » d’un aéroport, ici tu revends ta Renault 21 break sans papier pour lui donner une seconde vie…agitée. Malgré une crevaison matinale vite réparée et un brin de tension à l’approche des barbelés, nous passerons l’ensemble « frontière-douane-ouverture des bagages-tentative de corruption » » en à peine 5 heures et sans avoir ouvert le porte-monnaie.
Arrivée à Nouakchott-Mauritanie où nous retrouvons les kassackois Amadou NDiaye et Mamadou Si… Heureux!
M.H.
Avertis par les nombreuses invitations à la prudence pour la traversée des contrées exotiques dans lesquelles nous nous trouvons, nous, 4 jeunes blanc-bec, décidons d’aller flâner sagement dans la bourgade de Layoune, notre halte de l’étape.
Une fois la Bab nord de la Médina passée, c’est une ville sympathique que nous découvrons. Alimentée par l’usine de phosphate et bien gardée par une légion de militaire, le charme de la ville, sa propreté, l’état flambant neuf des différents bâtiments contrastent avec l’immensité du désert que nous commençons à traverser. Une fois encore, oui, une fois, ça fourmille, ça grouille, bref, un oasis de vie !
Repus d’un bon plat de poisson, nous nous laissons inviter au voyage et à la découverte nocturne de la ville, au son des minarets qui annoncent le début du Ramadan, avec l’accord Lunaire. Nos babouches nous guident vers une place animée, tel un cobra ondulant aux vibrations sonores des flutes enchantées.
Le son devient de plus en plus intense, les musiques sahariennes deviennent audibles et réveillent nos corps fatigués d’une longue journée de Jumpy’Kar.
Ici et là, nous entendons résonner la derbouka des musiciens (pas celle du Tonton : cf Les vacances, A Contre Courant). Nous voici maintenant devant une nouvelle Bab, sorte de porte transdimensionnelle, qu’il ne nous reste plus qu’à traverser. Un « Césam, ouvre-toi » aux deux gardes sultanesques et la porte du Riad Fès s’ouvre à nous !
A l’intérieur, une véritable caverne d’Ali Baba, sans ses 40 voleurs. Une place fortifiée à ciel ouvert, plutôt remplis de Princes et de Princesses. Installés discrètement, nous ne pouvons passés inaperçus ! Nos T-shirt de routard, nos tongs de touristes contrastent avec les chemises bien repassés et les chaussures bien cirées des Khalifes locaux. Les gazelles arborent leurs plus belles parures de fêtes, djelaba et voiles scintillants reflétant les étoiles du ciel. Un véritable musée du monde oriental. Si l’ambiance est déjà festive à notre arrivée, elle devient carrément explosive lorsque les musiciens passent à la vitesse supérieure. Double percussions, violon, synthé, un véritable boys band local de Vizirs qui décide de la folie ici comme par magie.
L’enchantement atteint son paroxysme lorsque danse la foule tout autour de nous. Chacun y va de son pas, les rires résonnent et s’accordent avec les voix qui reprennent en chœur les chants les plus connus. Assis émerveillés à notre table, nous avons le sentiment collectif de décoller sur un tapis volant, au milieu d’un tourniquet géant de Derviche-Tourneur.
En plein dans l’ambiance, le ton augmente encore d’un cran lorsque deux princesses réalisent une démonstration de danse orientale. Entièrement recouvertes par leur djelaba, et derrière leur moucharabié facial, elles exécutent des mouvements parfaitement synchronisés avec les joyeux troubadours.
C’est à ce moment là, pris d’entrain que nous décidons également de faire le pas. Nous voilà sur la scène de spectacle, essayant de reproduire les gestes que nous montrent nos amis d’un soir : des vrais Sultans du Swing. Et là encore, à l’image de toute la journée, ce fut beaucoup de sueur et une bonne tranche de rire !
Des images plein la tête, des rencontres inattendues (encore une fois !) mais pas de photo. Le jeune reporter ne couvrait pas l’évènement.
Une chose est sure, au Pays des Mille et Une nuits, on sait aussi faire la fête. Bonne nuit !
Pour l’A.B.P. (Agence-Belgique-Presse)
Bee-Gee
Le soleil et les moteurs nous réveillent : à la veille de ramadan, le Liber’Kar quitte Taroudant…Le sud du Maroc nous attend. La route est simple et unique : c’est la nationale N°1 qui suivra les as du volant jusqu’au Sénégal. Maroc, Sahara occidental, Mauritanie : même goudron, même signalisation, mêmes contrôles de papiers….Différentes situations :
Gendarmerie Royale : « Bonjour vous êtes français ? allez bonne route »…
Police nationale : « Bonjour vous avez les fiches ? – quelles fiches ? votre profession ?? Vous avez un cadeau de France ? ».
Tant bien que mal, le Liber’Kar passe les contrôles sans problème pour le moment. Direction le Sahara Occidental : Pays ou région du Maroc ? Personne ne le sais vraiment… Indépendance pour le moment toujours pas…
Les kilomètres défilent dans notre four solaire roulant et le paysage devient de plus en plus désertique…Sur la route, pas grande âme circule. Quelques camions chargés à en perdre l’équilibre se doublent, quelque plaques européennes se croisent… La chaussée est droite, rectiligne, uniforme, bref indigeste…On regretterait même les routes sinueuses des Pyrénées ou la nationale entre Valence et Lamastre. Le paysage est lunaire, vide. Dunes de sable, cratères et cailloux deviennent quotidien le long de nos 2000 kms… Roches sélénites, aurait-on décollé sur la lune?
L.C