Un titre annonciateur, un brin provocateur, le Liber’Kar serait-il en chaleur ?
La nuit chez notre hôte a été très agréable, petit-déjeuner copieux en terrasse sur les toits de Marrakech, savourant crêpes locales et délices d’orients…
Matinée shopping pour nos quatre fashions Liber’kariens…
Retour sur la Place Jémaa El-Fna, qui en l’occurrence était beaucoup moins bondée et vivante que la veille… La chaleur assomme les Hommes comme les quelques animaux de foire.
Le souk ( Marché en Arabe), ressemble un peu à Wall Street en crise où chaque marchand essaye tant bien que mal de (re)vendre ses « actions » à des clients trop peu nombreux et à des prix déraisonnables. Tourisme quand tu nous tiens.. .
Ils sont chaque jour des milliers à travailler calmement à l’ombre des lattis de roseaux dans le brouhaha des passants et des commerçants. Ici les sons, les parfums, et les sensations vous guident : à chacun donc de créer son chemin…

Première à gauche, le marché aux poulets : élevée, égorgée, déplumée ; découpée, pesée et mangés..Telle est la loi pour la volaille. Continuez sur cette même route, deuxième à droite, pas celle des babouches, l’autre juste devant, ensuite troisième à droite et demandez au marchand de lunettes Raybay : Balak ! c’est à gauche.
vous tomberez sur le Souk « Haddadine » : le domaine des ferronniers et des forgerons. Ces magiciens du fer brut transforment le métal en lanterne, grillages, serrures, tout cela bien sur dans l’obscurité et sans lunette de soudure !!
Départ de Marrakech pour le grand Sud, direction Le Haut Atlas, proche du Mont Toubkal, culminant à 4100 mètres… Le but est de traverser cette chaine de montagne…un peu dangereuse..
Arrêt chez « Marjane », type Cora Marocain. Délices culinaires ensachés ; c’est donc un extincteur que nous avons acheté….Mais pourquoi ???
Le Liber’Kar se rend en Mauritanie et au Sénégal : niveau conduite, les habitudes restent identiques, le port de la ceinture est bien sur non obligatoire, mais l’extincteur dans l’habitacle, si ! Niveau sécurité le Liber’Kar est donc Ok….
Plaine désertique du Haouz passée, c’est au flanc de montagne que le 1.6L du LBK, s’attaque. Traversant des ponts enjambant des Oued sans eau, c’est les cols verts, bruns et gris de la route de Tizi-n-Test direction Téroudant que nous grimpons… Déroutant ! Cette voie étroite ne laissant passer qu’un camion et demi à peine, nous en fera donc voir de toutes les couleurs et de toutes frayeurs…Et dire qu’avant la construction de l’autoroute reliant Casablanca à Agadir, c’était la voie principale !!

Virage à Gauche, virage à droite, virage à droite, camions sur la chaussé de gauche doublant une mobylette, d’emblé un panneau nous annonce la couleur : virage dangereux sur 120 km. Une partie de plaisir pour le pilote et une vue incroyable pour les paysagers. Des flancs, des monts, l’horizon, euh un camion..freine !! Nid de poule à droite, resserre à gauche…Du haut de notre nouveau Jbel Liber’Kar, le panorama est splendide…A peine le temps de refaire le plein d’eau dans une cascade que le soleil joue déjà à cache-cache derrière les sommets..Plus que 10 kilomètres de descente et nous voici dans la nuit noire, proche de la ville de Téroudant…
Camping dans un champs, disons que nous sommes maintenant Habitué… « David, lumière – Mathieu et Benoit, la tente – Loïc le feu ». C’est à l’éclat des flammes, repus par des grillades que les étoiles bercent nos corps fatigués…
L.C